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Affichage des articles du 2013

Think outside the box

Perché au sommet du plus haut gratte-ciel de verre À la recherche d'un horizon sans nuage Un cygne noir vagabonde et perd son plumage Au travers de cette pollution planétaire
Une brèche s'ouvre dans cet atmosphère Ahuris par cette vision de changement Abrutis par l'élocution de notre présent Nous sommes prisonniers de cet ère
Pendant ce temps, l'État dégénère et génère Angoisses, passions et situations précaires Poussés par nos pairs vers les confins de notre humanité C'est l'air hébété qu'on se butte aux pourtours encerclant la cité
Prison à ciel ouvert, permettant de cumuler Les richesses protégées et garanties par des lois Qualifiées de génie du genre humain et de déni Du monde extérieur à cette boîte de Pandore
Comment respirer sans suffoquer À l'intérieur de ce capitalisme respiratoire « Think outside the box» is what they say
Notre défi à tous avant d'expirer Avant notre dernier souffle de courage Avant notre excommunication
Nous vivons dans une société camou…

Souvenirs d'enfance: 8 ans

J'ai huit ans, je découvre une passion pour le ballon chasseur. Je suis en troisième année et les grands de cinquième et sixième acceptent de jouer avec moi parce que j'attrape tout ce qu'ils me lancent. Oeil pour œil, dent pour dent. Pour être respecter en tant qu'homme, il faut se montrer à la hauteur physiquement. Je gagne aussi mes premiers tournois d'échecs mais étant donné que je suis fils de mère célibataire il m'est impossible de développer ce genre de talent extra-scolaire.
Mais parlant «d'être à la hauteur physiquement» c'est à cette époque là que ma mère se trouve un nouveau conjoint. Un vrai macho. Un manuel sans diplôme mais beaucoup de vécu. Un travaillant et un vrai homme est-ce que je l'avais déjà dit?
J'en ai bavé avec lui. «Encore dans les jupes de sa mère» que disait sa parenté quand je ne voulais pas me chamaillé avec les «cousins». J'ai toujours eu plus de plaisir avec les adultes lors des party de noël et c'est exact…

Souvenirs d'enfance: 7 ans

J'ai sept ans, je suis petit comme un pois chiche mais allumé et taquin comme peu de jeunes le sont. Avant de commencer la maternelle, ma sœur m'avait enseigné à lire, écrire et compter. Je pouvais donc lire le journal La Presse avec ma mère. Elle lisait l'actualité et moi les sports bien entendu. À six ans j'ai fait des tests pour avoir une bourse d'étude pour l'école de surdoués de Félix Leclerc mais étant donné que j'ai découvert mon oreille musical à l'âge adulte et que ma mère ne pouvait pas me payer des cours de piano pour le «fun» vous pouvez être certains que j'ai été refusé à cause de la partie musicale de l'entrevu.
C'est aussi à sept ans que j'ai subi la première fois de l'intimidation.
«Donnes-moi ton ballon.» «Non, c'est moi qui joue avec mais on peut jouer ensemble.»
J'ai toujours été fan des compromis mais c'est à ce moment que j'ai découvert que recevoir un coup de point dans la face ça peut faire per…

Souvenirs d'enfance: Un père c'est quoi?

Un père, c'est quoi au juste?
Il y a le côté biologique bien entendu. Vous le savez, ça a rapport avec la pénétration, des «spermato» pis l'ADN et je ne veux surtout pas vous saouler avec les problèmes techniques. Pourtant, c'est à la portée de tous les caves d'éjaculer dans un vagin. C'est ce qui vient après que la graine soit plantée qui est plus compliqué à suivre.
Les enfants passent presque tous par les mêmes stades de l'enfance à des moments presque identiques. Il y en a qui sont terre-à-terre et d'autres, comme moi, plus pressés et curieux à apprendre et à se développer.
À quatre ans je voulais un nintendo. Mon père me l'avait promis mais c'était un esti de gratteux. Ce l'est toujours d'ailleurs. C'est ma mère pourtant qui, connaissant mon père, l'a acheté le criss de nintendo. Pour noël en plus. À cet âge là et à cette époque là des années 90, vous ne pouvez pas vous imaginez la joie d'un jeune de quatre ans qui joue à M…

Souvenirs d'enfance: 9 ans

J'ai neuf ans, ma mère et moi pensons que j'aime bien son conjoint et ils décident donc de déménager dans le fin fond du trou du cul du monde dans un petit village empli de péquenauds. C'est certains que je ne pouvais pas détester le dude en question après qu'il m'aie acheter un chandail de Patrick Roy et son fameux clin d'oeil à Wayne Gretzky l'année d'avant... Les enfants sont si facilement achetable.
J'arrive à Saint-Marcel-de-Richelieu avec mon sourire, mon talents au ballon chasseur et ma super curiosité pour y découvrir les vertus de la solitude. Parce que les jeunes eux découvrent avec moi les joies du bullying. C'est seulement grâce au ballon chasseur que je pus me tailler une dose de respect. Une petite. Déjà à cet âge j'apprenais de mes erreurs.
Rendu au secondaire, je frappe le fond du baril. Mon beau-père me hait parce que je refuse littéralement de travaillé physiquement, d'être manuel, d'aimer les chars pis la bière pi…

Chronique d'hiver

Se promenant le long de l'avenue des hivers Un troubadour désenchanté, décante froidement De cette monotonie; une richesse nationale Produit inférieur brut issu d'une vision délétère
La nuance s'avance vaillamment devant l'égarement Futilité et Stupidité, se prélassant, assis sur leur séant Combattant sur deux fronts, d'image et de réel L'égarement triomphe par épuisement, pour finalement
Vous dictez les thèmes formatés à votre pensée Robotisés et symbolisés pour tous les spectateurs À deux pour le prix d'un; une célèbre aubaine Jusqu'à la sortie du prochain modèle, la semaine prochaine
Le spectateur, n'est pas partie prenante de la société. Il choisit la facilité et la docilité en opposition direct du progrès. Il se prélassera dans sa monotonie et aura pour emblème le rêve américain. Le spectateur survie sans faire de trace, comme un parasite subtil et égoïste se régalant des images qui lui seront suggérés. Le spectateur c'est moi, c'est v…

Analphabètes

Au-delà des oraisons bienséantes de notre société Vogue, le citoyen, gavé, pieds et poings liés Délaissant l'amour du livre au profit du fast-food Oubliant la réflexion, la laissant à d'autres têtes
Et pourtant
C'est un événement difficilement oubliable De s'ouvrir l'esprit devant une fable De pénétrer au cœur des pensées qui ne sont pas siennes Et découvrir l'image d'Une perfection devenant sienne
La lecture, cette passion, vous révélera en tant qu'humain Au-devant des autres elles vous donnera la compréhension Elle vous permettra l'affranchissement de la pensée unique Et vous guérira de l'Oubli

Un Canadien sur deux est incapable de lire un article du Journal de Montréal et de le résumer en une phrase. Étant un lecteur assidu, je ne peux que m'insurger devant de telles statistiques. Comment pouvons-nous aspirer à mieux pour notre société quand la moitié de la population n'est pas sur la même planète? Comment vouloir faire un pays en se…

Six heures moins quart, avant le départ

Six heures est sur le point de sonner au matin de cette rumeur d'hiver
Une couverture d'ivoire sied aux pieds de cette saison
Libérant de tout soupçon, les ruelles à l'abri des sons
Du pas de l'homme, ce souverain si fier

Un chien promène son maître et lui dit:
«Tiens, penche toi et ramasses ma merde»
En lorgnant un pure spécimen d'hormones immaculées

Étrange que pour certains, la vie soit une série de plaisirs malsains
Mais que pour d'autres il s'agisse d'une suite de corvées sans fins
Dérivées du cul de votre majesté

Un pape nous parle de tyrannie du monde par l'argent
Détruisant les liens moraux de notre fibre sociale
Semant la zizanie pour les gens en manque de charte
Le peuple change de poste pour savourer une autre défaite
Du club de hockey, richississime organe situé à l'apogée de cette culture du déni

Les courageux crient hauts et forts leur humeur
Sous les yeux rieurs des défenseurs de la liberté des élites
Mais personne n'écoute ces courageux car c…

L'immigration dans l'arène politique québécoise

Sujet qui a toujours su attiser les passions chez les nationalistes identitaires, l'immigration est un cheval de bataille très prisé, notamment par l'extrême droite du Front National en France, le Tea Party aux États-Unis et Aube Dorée en Grêce. Cette peur de l'étranger, cette xénophobie est canalisée vers les immigrants qui sont pressentis comme étant à l'assaut des «valeurs occidentales» et contemporaines à coup «d'accommodements déraisonnables», de propos intégristes soutenus par une minorité et d'une culture barbare pour nous les occidentaux. Car il est bien là le problème : l'ethnocentrisme de notre société nous pousse à tout juger par ses impacts sur notre mode de vie. Chez les Québécois, le sujet de l'immigration a été très favorable pour la défunte Action Démocratique du Québec durant la «crise des accommodements raisonnables» et l'est aujourd'hui par le Parti Québécois. Le projet de «charte des valeurs québécoises» présenté n'est q…

Le pécheur

L'idylle de ce pauvre pécheur morose
Supose une intense envie d'amour
Pour cette sublime lumière; virtuose
Des pensées lointaines; le rendant sourd
Devant la réalité des alentours
Le pécheur, ivre de cet atmosphère
Perds ses repères, égaré sur terre
Seule, perdure cette lumière; ce soleil
D'un été qui l'extirpa d'un long sommeil

Une ombre

Surpris par un soleil d'été, ma vision s'embrume
Je m'arrête un instant pour admirer ses réflections
Un simple sourire réveille en moi mille passions
Incapable de résister, je fonce et j'assume

Après cet éclairci de plaisirs malsains
Je la monte sur un pied d'estale
Je m'abreuve de cet idéal
Subissant la crainte d'arriver à demain

Le matin arrive et me secoue
L'idéal saute de son perchoir, dans la boue
Une autre histoire fade, un autre mensonge
La vie est plus belle au milieu d'un songe

L'ivresse feat Muse

L'ivresse de vivre la passion des interdits
       sécession de la raison, pulsion
       de violents vertiges me submergeant
       mes sens subjugués par ta présence
       la chaleur inondant ma douleur

L'ivresse d.un chemin pré-établi
      prendre de la vitesse
      y arriver de justesse
      *réponds à ma tendresse
      laissez-moi l'ivresse*

L'ivresse du sens de la vie
      commettant nos forces pour construire
      un pont joignant nos horizons
      résistant à toutes les saisons
      scellant l'amour prêt à mûrir


*I Belong to You, Muse, The Resistance*

Soleil d'été

À l'aube des chemins, suivant l'avènement des désirs souverains
Ce simple paysan puise l'eau de ses souvenirs lointains
Liquide futile, ayant sa volonté propre pour certains
Le songe de cette nuit d'été appraîtra au soleil levant

Ses yeux perçant la vie, perçant la nuit
Par leur subtile effervescence ou serait-ce cette douce puissance?
Brun langoureux aux multiples fragrances
Pieuse lueur me captivant par son essence

Devant ce sourire aux milles éclats, je reste pantois
Pris au piège dans ce rêve où je m'abreuve de sa voix
J'espère caresser ses cheveux et lui murmurer à mi-voix
Je t'en supplie soit à moi


Carpe Diem

Saisir le jour pour toujours
Plaisir sourd aux alentours
Désir qui court vers l'amour

Chère passagère m'éclairant de sa lumière
Mère stellaire consumant ma propre chair
Naguère présente au milieu de cet ère

Précieuse tueuse des solitudes insidieuses
Heureuse journée s'approchant des rumeurs mélodieuses
Pieuses idées vers une fin glorieuse

L'impossible

La mélancolie me surbmerge depuis trop longtemps Cette vieille amie qui s'imprime jusque dans mon sang
J'étais chez moi à endurer mon mal lorsque je me dis qu'une session d'écriture à l'abri de la ville, sur le mont Royal, pourrait m'aider à trouver mon impossible.
Je suis perdu au milieu d'une foule, d'une île, d'une ville Je suis sans chemin à la recherche de mon destin
Je pars de mon petit appartement dans St-Henri et je monte l'avenue Greene en plein coeur de Westmount jusqu'à l'escalier Trafalgar sur Côte-des-Neiges.
Dans la cité, la richesse et la pauvreté  fourmillent Les sans-abris et les Mercedes cohabite sans soins
Je commence mon ascension et tombe nez à nez avec la famille Raton, dans un arbre, en train de travailler sur la dernière édition de leur journal. 
Hors de la cité, je retrouve la pureté, la vie Cette nature perdue au centre d'un océan
Après une heure à tourner en rond pour retrouver mon coin perdu dans les senti…

Imaginaire

Est-ce que mon imagination me joue des tours?
Ou plutôt mon idéal qui est inaccessible?

Chaque fois que mon coeur sursaute
Je virevolte, j'extase comme un gamin
Devant ce qui s'approche de la perfection

Puis le matin vient et m'indispose
C'est la fin des espoirs
L'ultime préjudice qui puisse m'atteindre

Où es-tu ma Vénus, ma chère, ma tendre
Qui dira «oui» à mes avances?

Célibataire

D'humeur morose, le jeune étudiant
Poursuit sa route à la recherche de l'oasis
L'Éden perdu, son salut, sous le ciel tombant
Chaque route le portant sur le bord du précipice

Des yeux perçants qui connaissent la douleur et la joie
Des yeux pures comme son coeur l'est devant l'injustice de la vie

Un sourire malin et complice qui démontre sa passion
Un sourire coquin et moqueur pour rire devant nos épreuves

Une voix puissante et courageuse qui exprime sa confiance et son audace
Une voix sereine et mélodieuse aux oreilles de son amant

Un esprit vif et inquisiteur prêt à découvrir un sens à la vie
Un esprit fort et remarquable qui m'accompagnera et me jugera

De longs cheveux doux et soyeux reflétant les éclats du soleil de midi
De longs cheveux à caresser au coin du feu

Sa peau chaude et éclatante lorsqu'il fera nuit
Sa peau réconfortante lorsque le doute me suit

Mon coeur est à vous

Mensonge

L'éclairage ment
Par juxtaposition
Il cré une ombre
Et notre image sombre

Notre vision nous ment
Par omission
Elle oublie l'incertitude
Et accepte les turpitudes

Notre coeur nous ment
Par extrapolation
Il nous force à croire
Et nous empêche de voir

Tout le monde ment
Par décision
Personne le demande
Tout le monde le subit

Seul

Une autre soirée se meurt
Seul avec ma douleur
Me rappelant sa douceur
À chaque heure

Une autre rencontre m'émeut
Seul avec le feu
Me rappelant la beauté du jeu
Entre nous deux

Une autre relation de fiction
Seul avec mes émotions
Me rappelant que cette affection
Ne vient que de ma direction

C'est logique

Je ne sais plus quoi faire
Quoi faire de mon temps
Quoi faire de mon sang
Le temps c'est de l'argent

À quoi sert de crier justice
Lorsqu'ils te fouttent à l'hospice

Les mêmes souvenirs, mêmes images
Tournent, retournent et s'impriment

Je ne sais plus quoi faire
On me dit d'attendre
On me dit le temps arrange
On me dit de consulter
On me dit que je suis fou
Peu importe je suis saoul

La colère, je la réprime
La violence, je la comprime
La misère, je la subis
La tristesse, ma compagne
M'accompagnera jusqu'où?

Les souvenirs défilent
Les émotions aussi

Des fois je me demande
Est-ce que je serai toujours aussi calme?
Après deux ans de tempête
Dans la tourmente, sur le bord du néant
Pourtant je reste inflexible, prêt à tout

Des fois je me demande
Quand arrivera l'écueil
Quand je franchirai le seuil
Quand je serai seul
Qui le saura?

Je me connais
Et vous pas à ce qu'il paraît

Il y a quelques années
Je croyais avoir rencontré
Celle qui me comprenait

Je l…

Le samedi Roshdy dit - 23 mars 2013 - numéro 2

La fête internationale du mensonge et des demi-vérités
Cette semaine, les Américains fêtaient le dixième anniversaire de l'invasion d'Irak. Pour le Canada, cet événement nous rappelle que c'était la première fois que nous nous refusions de suivre, dans un conflit armé, nos alliés de toujours : les États-Unis et l'Angleterre. Le temps aura donné raison à l'ancien premier ministre Jean Chrétien puisque les supposés armes de destruction massive ainsi que les liens entre Al-Qaïda et Saddam Hussein existaient seulement dans l'imaginaire. Ces «preuves» présentées aux médias n'étaient qu'un plan de communication pour faire passer la pilule.
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Parlant de «plan de communication», il y a maintenant un an, nous voyions défiler dans les rues de Montréal la première manifestation monstre de plus de 100 000 personnes s'opposant à la hausse des frais de scolarités.
Il serait peut-être temps de prévenir les troupes «gauchistes» que la «crise sociale est derrière nous…

Le samedi Roshdy dit - 16 mars 2013 - numéro 1

Ça fait maintenant plusieurs années que je commente l'actualité politique, scientifique, médicale et culturelle sur les médias sociaux ou dès qu'il y a une bonne discussion dans mon entourage. J'ai toujours mon mot à dire et je ne peux pas compter le nombre de fois où je suis le premier à répandre autour de moi les bonnes et mauvaises nouvelles comme des graines qui font germer, je l'espère, des discussions, des débats d'idées et des réflexions sur notre société. Ceci dit, j'ai décidé d'entreprendre une chronique hebdomadaire sur les sujets d'actualités qui m'auront marqués durant la semaine.
Le samedi Roshdy dit - 16 mars 2013
Cette semaine, nous apprenions que le gouvernement du parti québécois de Pauline Marois nous a annoncé une série de coupures (encore) dans les programmes de prestataires d'aide sociale ainsi que dans le réseau de garderie à sept dollars. Fidèle à son habitude, le gouvernement Marois annonce ces compressions comme étant inév…

Éparpillé

J'ai toujours été en avant plan
J'anticipe, je précipite
J'ai toujours évité la haine
Je félicite, je participe
J'ai toujours aimé les scènes
J'épate, je capte
J'ai toujours multiplié mes sentiments
Je ressens, je pressens

Et pourtant tout ce je désir
Je le mendie, je le défi
Et pourtant tout ce que j'affectionne
Je le cherche, je le recherche
Et pourtant tout ce que je provoque
Je le récolte, je le conforte
Et pourtant tout ce que je veux
Je le souhaite, je le guette

Je chasse le lendemain
Je cours après cette ombre
Je tourne en rond
Je suis l'inertie

Hors de ma zone de confort
Tu m'attends, je le sens
Hors de ma zone de confort
Ou est-ce moi qui le prétends?

Ce problème m'est difficile à résoudre
Résoudre ce casse-tête qui m'enfle la tête
Tête-à-queue qui me fait perdre mon temps
Temps qui avance vers l'aube de mon coeur
Coeur, mon coeur ou le tiens peu m'importe
M'importe ton sourire aux ailes d'un ange

Coup de coeur

L'histoire de l'heure, d'une telle douceur
Ce soir d'hiver, sans chaleur, la terreur
Semble se mouvoir, sans labeur, sans odeur
Une affinité, une divinité, serait-ce un leurre?

Fanfaronnant face à ce vent soufflant
Brume d'enfant, lune d'antan me protégeant
Récitant ces proverbes chastes d'étudiant
Résistant vaillamment devant ce sol tremblant
Multipliant les bravades devant ce volcan passionnant

L'avenir le dira, Dieu seul en décideras
Sans frémir tu me diras et moi seul blêmirai
Si je serai ton Sir et toi ma Bien-aimée
Sans mentir, je t'avouerai tout ce que tu voudras

Près de l'orme

Habitée d'une humeur féconde
Distinguée d'un plumage ardent
Se mouvant, dansant, cabriolant
Avec talent en émouvant mon monde
Sublimé par ses mouvements hors normes
Tuméfié par la chaleur de ce coeur
N'aie pas peur de toutes nos erreurs
Et viens me rejoindre près de l'orme