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Affichage des articles du janvier 3, 2016

Le principe d'utilité, la quête des plasirs et la morale utilitariste

"La morale peut donc être définie comme l'ensemble des règles et des préceptes qui s'appliquent à la conduite humaine et par l'observation desquels une existence telle qu'on vient de la décrire pourrait être assurée, dans la plus large mesure possible, à tous les hommes; et point seulement à eux, mais autant que la nature des choses le comporte, à tous les les êtres sentants de la création."
Comme tout projet philosophique existentiel qui se respecte, il est important pour le philosophe d'en tirer une morale qui soit applicable dans le monde Réel. L'esprit praticien de John Stuart Mill dans "L'utilitarisme" s'inscrit jusqu'à un certain point dans ce cheminement car il propose dans la morale utilitariste un calcul des plaisirs - donc un hédonisme - qui s'appuie sur les bases épicuriennes antiques. Qui plus est, il évoque l'importance d'une hiérarchie des plaisirs afin d'éviter qu'on en fasse un calcul purement…

Pour la liberté d'imprimer sans autorisation ni censure

"Car la liberté que nous pouvons espérer, ce n'est pas qu'aucun grief jamais ne s'exprime dans la République - que personne n'y compte en ce monde; mais c'est quand on écoute volontiers les plaintes, qu'on les considère au fond, qu'on y remédie rapidement, c'est alors qu'on atteint le comble de la liberté civile que recherchent les sages."
C'est sur ces mots; sagesse et tolérance, que se base l'idéologie libérale. C'est aussi dans un contexte de guerre civile et de conflits religieux qu'est issue ce renouveau idéologique du libéralisme. Dans "Pour la liberté d'imprimer sans autorisation ni censure", John Milton y va d'un plaidoyer pour la liberté de conscience et la liberté d'expression qui révolutionna l'Angleterre victorienne pour y insuffler un vent de démocratie - quoi qu'imparfaite diront certains - et la placer au sommet d'un monde en soif de liberté.
Cet épanouissement politique s&#…

Cosmos: une ontologie matérialiste

Dans cette ère nihiliste où nous vouons un culte au médiocre de l'individu sans excellence, à la subversion du sublime pervertie par l'image, au rendement économique sans égard à la vie autour de nous et en nous, au temps linéaire qui fuit notre compréhension et où nous avons oublié toute la sagesse historique des hommes pour lui préférer celle des livres qui nous explique la nature par la glose, Michel Onfray, dans son dernier livre intitulé "Cosmos", nous propose une ontologie matérialiste ainsi qu'une brève encyclopédie du monde. Il y fait un condensé non pas de philosophes prêchant le culte de l'idée mais plutôt un recueil d'essais poétiques pour nous présenter le cosmos sous cinq facettes et par l'approche existentielle, matérialiste, scientifique, athée, empirique et sensualiste de la philosophie: le temps, la vie, l'animal, le cosmos et le sublime. Cette œuvre tente de nous faire voir le Sublime, oublié dans la culture des villes et des bi…